Auteur invité

Lucie Taïeb

Née à Paris, Lucie Taïeb enseigne à l’Université de Brest. Elle traduit également des textes de l’allemand vers le français : livres de Friederike Mayröcker et Ernst Jandl parus à l’Atelier de l’Agneau en 2011, 2015 et 2017. Depuis son premier recueil de poésie, Tout aura brûlé, paru aux éditions Les Inaperçus en 2013, elle poursuit sa recherche d’une écriture de la justesse, centrée sur l’unité du poème ou du fragment, souvent polyphonique, à travers des genres variés (essai, roman, poésie). Au sein de ces genres, elle expérimente également des formes singulières, en dialogue avec d’autres disciplines : gravure, photographie, lectures musicales et semi-improvisées. Depuis 2015, sa poésie est publiée par les éditions Lanskine : La Retenue (2015), Depuis Distance (2017), Peuplié (2019), et par les éditions de l’Ogre pour les formes narratives : Safe (2015), Les Échappées (2019).

Dans ce dernier, Lucie Taïeb noue, en deux intrigues parallèles, un drame qui met en opposition, dans la sphère intime et dans la sphère politique, des individus isolés face à un pouvoir qui pourrait les écraser, mais dont ils parviennent à s’affranchir. L’univers fictif qu’elle décrit dévoile une réflexion sur la distanciation. Quelles alternatives ou pas de côté s’offrent à nous face à une société contemporaine incertaine et chaotique ?

Les Échappées, Lucie Taïeb - extrait sonore n°1

Les Échappées, Lucie Taïeb - extrait sonore n°2

Les Échappées, Lucie Taïeb - extrait sonore n°3

Les Échappées, Lucie Taïeb - extrait sonore n°4

 

© Photo : Jean-Luc Bertini

Les Petites Fugues à écouter !

Les Échappées (Éditions de l'Ogre*, 2019)
Lu par Katell Daunis et Pearl Manifold (pages 13 à 15 et 18-19)

Dernière publication

Freshkills

Éditions La Contre Allée, 2020

L’île de Staten Island, à New York, a hébergé de 1948 à 2001 ce qui devint peu à peu l’une des plus grandes décharges à ciel ouvert du monde. Aujourd’hui, le site de Freshkills se transforme en un parc verdoyant, parmi les plus grands de New York, construit au-dessus des déchets enfouis.


Dans ce récit-documentaire à la croisée des genres, Lucie Taïeb remonte aux origines de cette décharge de Babel pour "penser le problème de manière poétique" et comprendre ce lieu qui, à l’apogée de sa production, traitait jusqu’à 29 000 tonnes d’ordures par jour. S’intéresser à l’histoire de ce site et à la façon dont nous traitons nos déchets est aussi pour l’autrice l’opportunité de questionner l’usage du langage technocratique et marketing pour influencer notre perception du réel.

 

 

Éditions La Contre Allée
Parution : octobre 2020